Colibee

Si on m'avait dit que ... Mon libraire serait un supermarché

À l’heure où la transformation est au cœur des préoccupations des entreprises, il est plus que jamais question d’agilité, d’innovation et de nouvelles méthodes organisationnelles. Face à la fuite des talents et aux attentes en matière d’accompagnement du changement, trouver les bons experts est devenu un enjeu crucial.

À l’occasion de la conférence Colibee du 5 octobre prochain sur les « Entreprises Mutantes », où nous échangerons avec Gilles Babinet, expert de l’économie numérique, Philippe Azoulay, de Schneider Electric et Laurent Darmon, de Crédit Agricole, je tenais à revenir ici sur la question de la transformation des entreprises et de l’essor des plateformes.

L’économie des plateformes

Les plateformes révolutionnent la manière dont les consommateurs accèdent aux biens ou services courants. Toutefois, elles ne constituent qu’une partie d’une révolution bien plus vaste qui va bouleverser la structure même des entreprises, les modes de travail et les relations entre fournisseurs et clients tels que nous les connaissons actuellement. La mutation des structures pyramidales et l’avènement des structures en réseau caractérisent bien l’ADN des leaders de demain.

Quand transformation rime avec nouveaux modèles

Dans une ère où la connaissance devient LA ressource clé, les entreprises phares de demain seront celles capables de repenser leurs modèles d’organisation et de management bien loin des modèles de management productivistes : plus de transversalité, plus d’agilité, et surtout une capacité à s’entourer de savoir-faire de plus en plus nombreux « hors-les-murs » : petites entreprises, jeunes startups, freelances qui ont des connaissances indispensables pour innover et rester dans le jeu. Elles seront capables d’associer le temps d’un projet, les bons experts qui sauront mettre rapidement (de plus en plus rapidement même) sur le marché, le produit ou le service innovant.

Les plateformes au service des entreprises

Les plateformes B-to-B qui proposent de mettre en relation les experts et les entreprises qui ont besoin de leurs services, ont un bel avenir. Elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses et cela touche tous les secteurs. Aux entreprises désormais de choisir les bonnes plateformes : celles qui leur permettent certes d’avoir une réponse rapide à leur demande mais avant tout celles qui sont capables de leur apporter les meilleurs experts et de manière pérenne.

Dans ce nouvel écosystème, l’avenir appartient désormais aux freelances. Pour en savoir plus sur les aspirations des indépendants, les atouts du réseau et des freelances pour les organisations, je vous invite à lire la totalité de ma chronique sur le Journal du Net.

Si vous vous intéressez à la transformation digitale et à son impact sur les entreprises, commentez cette publication et venez assister à la conférence de Colibee sur les Entreprises Mutantes du 5 octobre !

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Les marchés économiques sont cycliques, on le sait. Le monde du conseil n’échappe pas à la règle. Les révolutions s’y font même à vitesse accélérée. Rien d’étonnant d’ailleurs : s’il est une activité qui sur-réagit aux secousses macro-conjoncturelles, c’est bien celle du conseil.

Une impulsion de croissance ? Voilà le marché qui cède à l’euphorie. Un signe de ralentissement ? Tout s’enraye.

A ces mouvements de balanciers viennent se greffer des phénomènes – récurrents eux aussi – de recomposition du marché : création de nouvelles enseignes, croissance rapide du business, développement puis cotation en Bourse des structures, rachats, concentration, émergence de mastodontes et… explosion.

On se souvient du scandale Enron, qui en 2001 a entraîné la scission entre activités d’audit et métiers du conseil, commotionnant la profession tout entière, notamment les “big five” de l’époque (Pricewater-houseCoopers, Ernst & Young, Deloitte, KPMG, Andersen) et ouvrant grand la porte aux géants de l’informatique (IBM, Capgemini, EDS).

Depuis 2001, le marché a dû connaître trois fois le même scénario :

concentration, premières fissures, déresponsabilisation, déflagration, fuite des talents, concentration… Le monde du conseil semble fonctionner comme un système planétaire, à coup de rotations perpétuelles.

Sauf que cette fois-ci, un nouvel acteur s’est invité dans la boucle : le réseau.

Il n’a pas de rigidité structurelle et n’offre que très peu de prise aux aléas conjoncturels. Il est souple, il s’adapte. Et il faudra désormais compter avec lui.

Avec lui et avec ceux qui le composent, le font vivre et grandir : les consultants. Une nouvelle génération de consultants indépendants (dans un contexte où le nombre de freelances au sens large – interim, CDD, auto-entrepreneurs, libéraux, gérants de société- a quasiment triplé en 10 ans) plus prompts à s’adapter aux enjeux de leurs clients, à anticiper les évolutions des marchés, à développer des relations plus transparentes et loyales avec les entreprises.

Si eux aussi se sont lassés des mouvements de balancier imprimés par le marché du conseil, ils n’ont pas pour autant abandonné la passion et l’ambition qu’ils placent dans leur métier. C’est même exactement le contraire.

Solidaires, pas solitaires. Indépendants, pas indépendantistes.

Tout en leur apportant un soutien, des ressources, de la solidarité, le réseau leur offre une garantie d’autonomie et leur permet d’exprimer le meilleur de leurs compétences. L’indépendance n’est pas tant pour eux une fin qu’un moyen. Celui de s’engager plus franchement au service de leurs clients et de porter avec enthousiasme les valeurs du réseau qu’ils ont choisis et qui les a choisis.

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