Plateformes, mode d’emploi

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Elles sont incontestablement les figures de proue de la nouvelle économie. Rapprochement du producteur et du consommateur, avènement des modèles en réseau, explosion des outils digitaux : les plateformes de services ont investi les écrans numériques et ont préempté les usages. On estime que 10 000 startup ont été créées ces cinq dernières années. Parmi elles figurent bon nombre de plateformes.

Mais si la désintermédiation chamboule tous les ressorts du rapport marchand traditionnel, sa fulgurance d’essaimage n’est pas – loin de là – garantie de pérennité. Près de 90% des startups échouent à terme. Je suis souvent revenu dans ce blog sur l’asymétrie entre le succès d’audience de certaines plateformes et la fragilité de leur structure de fonctionnement.

En fait la réussite d’une plateforme tient essentiellement à la qualité de l’équation ressources / business model / développement.

– Ressources : une plateforme ne peut se réduire à une simple application web ou mobile, elle a besoin d’être incarnée par des hommes et portée par des standards de fonctionnement.

– Business model : la pérennité se construit sur des investissements raisonnés, des services simples et innovants, un rapport qualité / prix garanti dans la durée, le partage bien compris de la valeur ajoutée entre producteurs, plateforme et consommateurs.

– Développement : la rapidité de la croissance – avec une clientèle fidélisée –  – est encore le meilleur moyen de garder la main sur son marché et de le protéger contre la menace de nouveaux entrants.

La nouvelle économie est encore un modèle qui se cherche. Et paradoxalement, ses meilleurs garde-fous sont sans doute à chercher dans l’ancienne économie : pertinence de l’offre, compétences des hommes, revendication des valeurs, qualité des process, fiabilité des outils, solidité du lien affinitaire entre producteurs et clients.

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