Le réseau, exo-planète dans le système du conseil

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Les marchés économiques sont cycliques, on le sait. Le monde du conseil n’échappe pas à la règle. Les révolutions s’y font même à vitesse accélérée. Rien d’étonnant d’ailleurs : s’il est une activité qui sur-réagit aux secousses macro-conjoncturelles, c’est bien celle du conseil.

Une impulsion de croissance ? Voilà le marché qui cède à l’euphorie. Un signe de ralentissement ? Tout s’enraye.

A ces mouvements de balanciers viennent se greffer des phénomènes – récurrents eux aussi – de recomposition du marché : création de nouvelles enseignes, croissance rapide du business, développement puis cotation en Bourse des structures, rachats, concentration, émergence de mastodontes et… explosion.

On se souvient du scandale Enron, qui en 2001 a entraîné la scission entre activités d’audit et métiers du conseil, commotionnant la profession tout entière, notamment les “big five” de l’époque (Pricewater-houseCoopers, Ernst & Young, Deloitte, KPMG, Andersen) et ouvrant grand la porte aux géants de l’informatique (IBM, Capgemini, EDS).

Depuis 2001, le marché a dû connaître trois fois le même scénario :

concentration, premières fissures, déresponsabilisation, déflagration, fuite des talents, concentration… Le monde du conseil semble fonctionner comme un système planétaire, à coup de rotations perpétuelles.

Sauf que cette fois-ci, un nouvel acteur s’est invité dans la boucle : le réseau.

Il n’a pas de rigidité structurelle et n’offre que très peu de prise aux aléas conjoncturels. Il est souple, il s’adapte. Et il faudra désormais compter avec lui.

Avec lui et avec ceux qui le composent, le font vivre et grandir : les consultants. Une nouvelle génération de consultants indépendants (dans un contexte où le nombre de freelances au sens large – interim, CDD, auto-entrepreneurs, libéraux, gérants de société- a quasiment triplé en 10 ans) plus prompts à s’adapter aux enjeux de leurs clients, à anticiper les évolutions des marchés, à développer des relations plus transparentes et loyales avec les entreprises.

Si eux aussi se sont lassés des mouvements de balancier imprimés par le marché du conseil, ils n’ont pas pour autant abandonné la passion et l’ambition qu’ils placent dans leur métier. C’est même exactement le contraire.

Solidaires, pas solitaires. Indépendants, pas indépendantistes.

Tout en leur apportant un soutien, des ressources, de la solidarité, le réseau leur offre une garantie d’autonomie et leur permet d’exprimer le meilleur de leurs compétences. L’indépendance n’est pas tant pour eux une fin qu’un moyen. Celui de s’engager plus franchement au service de leurs clients et de porter avec enthousiasme les valeurs du réseau qu’ils ont choisis et qui les a choisis.

Un commentaire, RSS

  1. JF Carlo 8 février 2017 @ 9 h 42 min

    Un article dans lequel se reconnaissent ceux qui ont vécu et vivent encore ces transformations du monde du Conseil

    Un mouvement qui ne se limite pas à cette activité mais également à d’autres secteurs et qui transforme la société et le rapport au travail

    L’autonomie nécessaire. Indépendance sans être indépendantistes cela devrait parler aux Bretons (sans oublier les consultants de toutes les autres regions)

    Amicalement

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