Le contrat de confiance, prix Nobel de la nouvelle économie

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Le 10 octobre 2016, le prix Nobel d’économie a été décerné à l’Américano-britannique Oliver Hart et au Finlandais Bengt Holsmtröm, pour leurs recherches sur la “théorie du contrat”. Que l’Académie suédoise récompense deux hérauts de la microéconomie n’est déjà pas banal. Qu’elle porte un coup de projecteur sur la notion de contrat l’est peut-être encore moins. J’ai en tout cas envie d’y voir une reconnaissance des nouveaux enjeux de l’entreprise et du monde du travail.

Loin de moi la prétention d’analyser ici les travaux des deux lauréats. Je voudrais juste saluer leur à-propos.

Hart et Holsmtröm mettent en lumière la portée systémique du contrat (employeur-employé-fournisseur-client-entreprise-parties prenantes) ainsi que la diversité de ses ressorts (travail, négociations, incitations, reconnaissance, acceptation, confiance…). Comment mieux montrer que l’entreprise, loin de se réduire à une chose binaire, tire toute sa richesse de sa complexité ?

Hart et Holsmtröm nous rappellent également qu’à tout endroit, à tout instant, dans toute action, ce qui fonde l’entreprise, c’est précisément cette notion de contrat. Un contrat, soulignent-ils, c’est un accord entre deux parties dont des intérêts peuvent diverger, mais qui trouvent un intérêt supérieur à les faire converger. Cet intérêt commun, cet intérêt bien compris, cet intérêt solidement défendu, n’est-ce pas précisément le cœur d’un contrat de confiance retrouvée, sur lequel doit se fonder l’entreprise de la nouvelle économie ?

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