Alvin avait tout compris !

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Avez-vous lu Alvin Toffler ? Non ? Alors courrez-y !

L’écho médiatique de sa disparition, le 27 juin 2016, m’a semblé timide, au regard des fulgurances de celui qui, il y vingt ans, trente ans, quarante ans, a su décrire avec un rare discernement les grandes vérités de notre monde actuel.

Journaliste, sociologue, futurologue, ses livres, le Choc du futur (1970) et La Troisième Vague (1980), ont été et restent des best-sellers mondiaux. Mais c’est son dernier écrit qui m’a particulièrement impressionné : La richesse révolutionnaire, paru en 2006 et cosigné avec son épouse Heidi.

Qu’y dit-il ? Que la connaissance et l’intelligence sont l’énergie de demain. Une énergie non fossile, inépuisable, sans limites apparentes. Plus on pompe de pétrole, moins il en reste. Mais plus nous utilisons la connaissance, plus nous en créons. Le savoir est cette “richesse révolutionnaire” sur laquelle se construit le monde postindustriel.

Nous entrons dans une économie “prosommatrice” (productrice et consommatrice) où l’activité n’est ni payée ni mesurée et où les “prosommateurs” créent des biens, des services et de l’expérience à valeur d’usage.

Une économie d’une extrême fluidité, où chacun de nous changera de travail au moins dix fois dans sa vie, c’est-à-dire à peu près une fois tous les quatre ans. Où nous serons tous parfois entrepreneurs, parfois rentiers, parfois salariés, parfois indépendants.

Une économie où la richesse n’est plus conditionnée par le lieu, mais par l’espace et le temps, où la valeur n’est plus confinée dans les bureaux, mais quelque part dans l’extrême agilité des réseaux virtuels et humains.

 

Chapeau bas, Alvin ! Tu avais tout compris.

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