Crise de l’emploi ou révolution du travail ?

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Auto-entrepreneurs, managers de transition, indépendants en portage salarial, salariés-entrepreneurs, “open contributeurs”, “home-shorers”, travailleurs à temps partagé, “slasheurs”…
N’en jetez plus ! En l’espace de quelques années, voire de quelques mois, une nouvelle génération de travailleurs est venue chahuter les frontières du monde du travail.

Qu’on ne s’y trompe pas : l’émergence de ces nouvelles formes d’emploi est bien sûr la conséquence d’un environnement économique dégradé. Mais elle est aussi, de manière plus profonde et durable,
le reflet de mutations sociétales irrésistiblement impulsées par la globalisation et la mobilité.

Par-delà la singularité des situations et des motivations, ces nouvelles figures tendent vers une même réalité : l’hybridation des activités, des statuts et des contrats. Mieux, elles mettent en question les deux composantes qui structurent depuis plus d’un demi-siècle la figure de l’emploi en France :
le salariat et le CDI.

Le pacte social historique “protection contre subordination” passé entre employeurs et employés a vécu. Comment ne pas voir dans cette évolution une remise en cause du rapport au travail et
à l’entreprise ?

Surtout, comment ne pas y deviner une aspiration grandissante à l’autonomie et à l’autoréalisation ? Ce à quoi nos sociétés assistent, ce n’est pas tant une crise de l’emploi qu’une révolution du travail. Et c’est finalement heureux : le contenu prend le pas sur le contenant, le travail s’habille de ses valeurs cardinales : liberté, sens, épanouissement, fierté.

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