De la figure de l’agent d’artiste transposée au monde du conseil

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Quel rapport entre le monde du conseil et celui du spectacle ? A première vue, aucun : d’un côté, les rigoureuses contraintes du business, de l’autre l’inconditionnelle liberté des artistes.
Ma passion pour le théâtre m’invite à porter sur mon métier – le conseil – un regard singulier. Balayons d’emblée les analogies balourdes (“toute démarche commerciale n’est qu’une mise en scène, où le consultant et le client ne font que jouer un rôle…”). Un consultant en mission n’est pas un comédien en représentation.
Je n’en suis pas moins persuadé que pour mener au mieux sa barque, le consultant a, comme l’acteur, besoin d’un agent.
Des agents d’artistes, j’en ai côtoyés, j’ai pu les observer, comprendre à quel point leur rôle est précieux, indispensable même. Catégorie professionnelle inclassable, figure hybride entre le pygmalion, le mentor, le chaperon, le soutien, le représentant, le port d’attache, l’agent est celui qui, de bout en bout et à chaque instant, donne à l’artiste l’opportunité d’exprimer tout son talent.
Et les consultants ? De plus en plus nombreux à choisir la voie de l’indépendance, n’ont-ils pas, eux aussi, besoin d’agents ? De professionnels aguerris aux marchés, qui repèrent les appels d’offres, décrochent les contrats, négocient les clauses, créent et animent les bons réseaux relationnels, veillent au confort des missions, épaulent, écoutent, recadrent…
Tout artiste veut faire valoir son talent. Tout consultant cherche à valoriser ses compétences. Il y a là un métier à part entière.

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