La réussite est un chemin semé d’échecs

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“Racontez-moi votre plus gros échec”. L’invitation peut sembler insolite. Pas aux Etats-Unis, où elle émaille naturellement tout entretien de recrutement. Dans la culture managériale anglo-saxonne, “se planter” n’est pas une tare. Mieux : cela devient un sésame pour l’employabilité, à condition qu’on l’accepte, qu’on sache en analyser les différents ressorts et qu’on se donne les moyens de rebondir. Fail, learn and succeed.

Que dire alors de notre culture managériale française ? De notre approche du recrutement ? De notre vision de l’entreprise et de la performance ? Sinon que la peur de l’échec y est partout latente. En France, où il faut non seulement réussir, mais réussir du premier coup, l’échec est encore perçu comme une incongruité et vécu comme une punition.

Quel contresens !

Voit-on beaucoup de bonnes idées émerger d’un coup ? Ne sont-elles pas la plupart du temps le fruit d’un cheminement incrémental ? De Henry Ford à Bill Gates, en passant par Walt Disney ou Soichiro Honda, combien de grands capitaines d’industrie ont accumulé les déconvenues et ont refusé de s’y résigner…

S’affranchir de la peur de l’échec, oser prendre des risques, comprendre qu’il n’y a pas de chemins linéaires de réussite, ne pas réduire les compétences au déroulé d’un CV, aller chercher les potentiels jusque dans les ruptures de parcours, tout cela participe de la même ambition : révéler le talent, partout où il existe.

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  1. WEBER Arnaud 13 juin 2016 @ 15 h 38 min

    Très bel article!
    A bientôt,
    Arnaud

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